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Pauvreté: ce que les seuils ne montrent pas

Mercredi 16.09.2026

En Suisse, une partie de la population vit juste au-dessus du seuil de pauvreté. Les quatre Centres sociaux protestants pointent les écarts entre les différents minima vitaux et leurs effets sur la mesure de la précarité.

precarite seuil pauvrete suisse rawpixel.com magnificcom 400rawpixel.com / Magnific.comQuelque 743’000 personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en Suisse en 2024, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Parmi les personnes actives occupées, 4,3%, soit environ 175’000 personnes, étaient également concernées.

Le premier monitoring national de la pauvreté, publié en 2025, montre par ailleurs la proximité d’une partie de la population avec ce seuil: si le minimum vital social était relevé de 500 francs par mois pour une personne seule, et proportionnellement pour les autres ménages, le taux de pauvreté doublerait presque.

Plusieurs dispositifs, plusieurs montants

Dans un dossier publié le 16 septembre 2026, les Centres sociaux protestants (CSP) de Berne-Jura, Genève, Neuchâtel et Vaud mettent en regard les différents minima vitaux appliqués en Suisse. Prestations complémentaires AVS/AI, minimum insaisissable des poursuites, aide sociale, assistance en matière d’asile et aide d’urgence reposent sur des cadres et des barèmes distincts, auxquels s’ajoutent des différences cantonales.

Les quatre organisations demandent notamment une meilleure harmonisation de ces minima, leur adaptation aux besoins documentés et au coût de la vie ainsi qu’une mesure plus complète de la précarité, intégrant davantage le recours aux aides privées et associatives.

Ces propositions interviennent alors que le monitoring fédéral doit servir de base à la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, que le Conseil fédéral prévoit d’adopter en 2027.

(Source : CSP, dossier de presse)

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