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Sélection des livres et jeux qui ont retenu l’attention des bibliothèques spécialisées en travail social. Ce mois-ci, par Corinne Biel, Haute école et école supérieure de travail social HESTS, Sierre.

Ce jeu permet de comprendre ce que sont les privilèges et discriminations. Chaque joueur·euse choisit un personnage et doit l’incarner. Par exemple : tu es Louis, tu es blanc, bisexuel, tu aimes faire du sport et tu es en fauteuil.Le maître du jeu va lire différentes situations : si tu penses que ton personnage a ce privilège, fais un pas en avant. Sinon, reste sur place.

Cet ouvrage se propose de décortiquer les connaissances que La recherche scientifique a accumulées depuis plus de trois décennies sur la question de la reconnaissance et de la valorisation au travail. Le lecteur apprendra pourquoi la reconnaissance ou valorisation fait partie des trois premiers critères évoqués quand on demande aux travailleurs ce qui contribue à Leur qualité de vie au travail, ce qui les motive au travail, ou encore ce qui les fait rester chez un employeur. Au fil des pages, il développera une compréhension fine des leviers qui suscitent le développement d’un sentiment de reconnaissance et de valorisation chez Le travailleur et des éléments qui, au contraire, l’amenuisent… pouvant même conduire à une véritable déshumanisation au travail. ©Payot

Parler librement de fin de vie en EHPAD n’est pas courant. Le sujet est lourd et les mots difficiles à trouver. Et si les résidents, les équipes et les familles gagnaient à partager leurs appréhensions et leurs désirs sur ce temps de vie ? A la résidence Jacques Bonvoisin, l’expérience a été tentée. Les langues se sont déliées, les uns et les autres se sont écoutés, et tous ont cheminé ensemble pour faire progresser l’accompagnement des derniers jours des personnes âgées. L’auteur apporte dans ces pages les éléments qui ont étayé la démarche et montre, témoignages à l’appui, comment les lignes ont bougé dans l’établissement. Un livre positif et vivant, qui ouvre une voie. ©Payot

Les sentiments et les actes antijuifs traversent la culture occidentale depuis des siècles. Le mot « antisémitisme » en revanche, que l’historien Mark Mazower place au coeur de sa réflexion, est beaucoup plus récent. Il n’apparaît qu’à la fin du XIXe siècle dans une Europe alors agitée par la triple question nationale, sociale et démocratique. L’antisémitisme, réaction essentiellement politique au mouvement d’émancipation des Juifs d’Europe, est la face cachée de la modernité occidentale. A travers un ennemi imaginaire, les mouvements qui s’en revendiquent, depuis les antidreyfusards français jusqu’aux nazis allemands, cherchent à saper le principe d’égalité juridique entre les citoyens. Mais le terme entre dans une zone de turbulence après la Shoah et la création d’un Etat juif en Palestine. Alors que dans les sociétés occidentales la haine antijuive régresse ou se dissimule, les regards se tournent vers les sociétés musulmanes, décrites par certains comme le foyer d’un « nouvel antisémitisme ». Une grille de lecture trompeuse, explique ce livre brillamment documenté, parce qu’elle fait fi de la recomposition du monde juif, dont le centre de gravité a quitté l’Europe après la Seconde Guerre mondiale, et parce qu’elle repose sur une définition fallacieuse de l’antisémitisme qui étouffe en contrebande toute critique d’Israël. Un dangereux retournement de sens s’est ainsi opéré, qui a fractionné ce qui devrait pourtant être un combat commun : la lutte contre l’antisémitisme et pour les droits des Palestiniens. ©Payot

Il peut sembler déroutant de proposer 3 jours de réflexion sur la place du corps dans la pratique éducative, et pourtant… Longtemps délaissé ou dévalué par les sciences sociales, le corps est au coeur de nos pratiques professionnelles. Ces dernières doivent prendre en compte ses possibilités et ses limites ; le fait qu’il soit le lieu de fantasme, d’exaltation,… Il peut sembler déroutant de proposer 3 jours de réflexion sur la place du corps dans la pratique éducative, et pourtant… Longtemps délaissé ou dévalué par les sciences sociales, le corps est au coeur de nos pratiques professionnelles. Ces dernières doivent prendre en compte ses possibilités et ses limites ; le fait qu’il soit le lieu de fantasme, d’exaltation, d’épanouissement des désirs mais aussi le lieu de morcellement, d’hallucination, d’enfermement, de contraintes. De plus, la question du rapport au-corps rejoint entre autres celle de l’identité. Il apparaît alors nécessaire pour l’individu lui-même et les acteurs qui gravitent autour, d’explorer le donné à voir extérieur du corps mais également son imaginaire intérieur, « ses blessures secrètes » que chacun porte en lui et dont la voie d’accès privilégiée semble être le regard. Le regard que l’on porte sur soi mais aussi qu’autrui porte sur nous. L’ambition de ces journées est d’aller au-delà de la question du prendre soin qui reste inévitable. Au travers d’apports sociologiques, anthropologiques, juridiques entre autres, de mises en lumière du cheminement d’équipes et d’institutions, nous allons tenter d’aborder les impasses auxquelles nous sommes parfois confrontés afin que les accompagnements proposés restent respectueux, éthiques, et modernes.

Le nouvel Almanach social, publié à l’occasion du 125e anniversaire de Caritas Suisse, propose un état des lieux de la situation des personnes touchées par la pauvreté. Des autrices et auteurs, chercheuses et chercheurs y présentent leurs contributions littéraires, leurs essais et le fruit de leurs recherches. L’Almanach publie également les principales conclusions du nouveau monitorage national de la pauvreté réalisé par la Confédération. Les autrices et auteurs littéraires partagent leur vision personnelle de différentes réalités de la pauvreté — parfois décalée, surprenante, subjective, toujours résolument engagée — soulignant ainsi les points sensibles et les contradictions de la société et de la politique sur ce thème.

Le jeu — ou l’activité ludique — est omniprésent dans les foyers, les maisons de quartier, les institutions et les services socio-sanitaires. Pourtant, il est rarement questionné ou reconnu comme une pratique professionnelle à part entière. Est-il un outil pédagogique ou thérapeutique, un prétexte, un support d’observation, un levier de participation ou un moyen de communication ? Peut-il être un objectif d’intervention, une fin en soi, porteuse de sens, source de plaisir et d’émancipation ? Le tout à la fois ?Cet ouvrage, rassemblant des contributions d’enseignant·es-chercheur·es de la HETSL ainsi que d’intervenant·es du terrain, s’adresse aux étudiant·es et professionnel·les du travail social et de l’ergothérapie ainsi que, plus largement, de la santé. Il croise des résultats de recherches, des témoignages et des réflexions critiques autour du thème du jeu dans les pratiques professionnelles. À partir d’une diversité de pratiques ludiques (jeux de société, théâtre, escape games, jeux de prévention, clowns en établissements médico-sociaux, etc.), il explore les fonctions du jeu, ses enjeux éthiques, relationnels et politiques, mais aussi les résistances qu’il suscite.Les contributions de cet ouvrage montrent que le jeu, bien plus qu’un simple divertissement, est un véritable levier de transformation sociale, un moteur de changement bénéfique pour la santé, pour créer du lien et ouvrir d’autres formes possibles d’accompagnement. ©Payot

C’est pour comprendre ses droits, savoir de quoi ils sont faits et pour mieux en parler et participer à leur application !
Le Cartorama donne aux enfants la possibilité de « prendre leurs droits en main », d’en parler entre eux et d’ainsi contribuer eux-mêmes à leur plus grand respect.
Médiathèque de la Haute école et école supérieure de travail social, Sierre

Anticipez les changements législatifs: maîtrisez les modifications du droit social entrant en vigueur en 2027 en participant au webinaire REISO-Sozialinfo du 15 décembre prochain. Sur inscription, places limitées.