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Ce «public flou» qui bouscule le travail social

Vendredi 08.05.2026

Dans «Troubles dans l’insertion», Antoine Sansonnens décrypte les «embarras professionnels» vécus dans la relation d’aide. Interview sur ces postures de l’entre-deux qui, entre injonctions d’activation et réalités cliniques, redéfinissent l’éthique du secteur.

© Stéphane Schmutz / STEMUTZ.COMAntoine Sansonnens © Stemutz / HETS-FR(REISO) Antoine Sansonnens, vous qualifiez la mission de « rendre capable » les jeunes souffrant de troubles psychiques de mandat par nature compromis. En quoi ce compromis tient-il moins aux jeunes eux et elles-mêmes qu’à l’indétermination sociale dans laquelle ces personnes se trouvent ?

(Antoine Sansonnens, professeur HES associé, Haute école de travail social de Fribourg, HES-SO) Qualifier la mission de « rendre capable » comme mandat compromis revient à déplacer le regard des dispositions individuelles des jeunes vers les conditions sociales de leur prise en charge. Ceux et celles-ci sont en effet saisi·es dans une zone d’indétermination : ni vraiment pathologiques, ni pleinement autonomes, ils et elles relèvent d’un « public flou » dont les capacités restent difficilement objectivables. Cette indétermination est redoublée par des politiques d’activation qui les construisent simultanément comme sujets à responsabiliser et comme publics à risque d’incapacité. Ce phénomène est observable notamment dans les évolutions récentes de l’Assurance-invalidité (AI) qui met de plus en plus l’accent sur l’intégration des jeunes afin d’éviter une entrée précoce en rente.

Comment cette situation empêche-t-elle concrètement l’application des protocoles standards d’insertion par les praticien·nes ?

Avec ce mouvement, les praticien·ne·s doivent encourager l’autonomie sans disposer de repères stables sur les résultats attendus. Or les protocoles standards d’insertion, fondés sur des logiques de contrat, de contrepartie obligatoire, de temporalité mesurée et d’évaluation quantitative, présupposent au contraire une certaine lisibilité des capacités et des trajectoires. Leur application se heurte ainsi à la nécessité d’un travail relationnel, informel et situé, invisible et peu reconnu dans les dispositifs d’évaluation, car il est difficilement objectivable. C’est dans cet écart entre le prescrit et le réel de leur activité que se loge le caractère compromis du mandat.

Loin d’y voir un signe d’incompétence, vous décryptez dans le concept d’« embarras professionnel » le révélateur d’une éthique en acte face à l’incertitude. Comment cet embarras se manifeste-t-il lorsque les logiques gestionnaires entrent en collision avec la temporalité propre au rétablissement psychique ?

Effectivement, l’embarras professionnel ne renvoie pas à une défaillance ou à une paralysie de l’action, mais à une modalité ordinaire de l’agir dans des situations caractérisées par l’incertitude. La figure structurelle de l’embarras professionnel que je propose émerge précisément lorsque les exigences de l’action publique (activation, mesurabilité, respect des délais) entrent en dissonance avec la temporalité, notamment du rétablissement psychique, marquée par des discontinuités et des latences. Les praticien·nes se trouvent alors dans des configurations où il leur faut agir « comme si » les conditions de l’insertion étaient réunies, tout en sachant qu’elles ne le sont pas. Cet entre-deux produit une tension éthique : faut-il continuer de répondre coûte que coûte aux prescriptions ou suspendre l’action au nom de l’attention portée aux jeunes ?

2026 troubles insertion sansonnens hets fr seismo reiso 170L'ouvrage Troubles dans l'insertion ; «Rendre capables» des jeunes souffrant psychiquement sera verni le mardi 19 mai 2026 de 12h30 à 13h30 à la HETS Fribourg dans le cadre d’un midi-conférence, en présence d'Antoine Sansonnens, de Marc-Henry Soulet, sociologue et professeur émérite de l'Université de Fribourg, et de Stefanie Kurt, professeure HES ordinaire à la Haute école et Ecole supérieure de travail social - Valais, représentante des Éditions Seismo.

Entrée libre, sans inscription.

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L’embarras s’inscrit donc comme une forme de résistance à l’automatisation des pratiques ?

En effet, dans le sens où il engage une réflexivité située sur ce qu’il convient de faire, sans possibilité de s’appuyer sur des normes stabilisées. Cet embarras signale une résistance à l’automatisation des pratiques et peut même être compris comme un éloge du doute, c’est-à-dire comme la reconnaissance féconde de ce qui échappe aux cadres décisionnels préétablis. Dans cette perspective, il rejoint Nancy Bouchard (2019), qui, dans Pour une éthique ouverte à l’inattendu : libérer la face lumineuse de l’incertitude, prolonge la pensée de Guy Bourgeault en faisant de l’incertitude une condition de l’existence et une ressource pour l’agir, invitant à dépasser les certitudes normatives afin d’ouvrir la pratique à l’inattendu. Cette posture se rapproche de la « capacité négative » de Philips (2009) concept emprunté au poète John Keats, soit l’aptitude à demeurer dans le doute sans chercher à le réduire trop vite.

Votre ouvrage met en lumière des phénomènes de « fantomisation » ou d’absentéisme des jeunes, ainsi que des « discordances temporelles » avec l’institution. Comment les praticien·nes vivent-ils et elles ces ruptures de lien ?

Les phénomènes de « fantomisation » et d’absentéisme mettent centralement à l’épreuve les compétences professionnelles liées au tissage et à l’entretien du lien. Ils sont d’abord interprétés à l’aune des attendus institutionnels (engagement, régularité, progression) et peuvent dès lors être vécus comme des échecs professionnels. Cependant, une lecture plus compréhensive conduit à les envisager comme des formes de régulation du côté des jeunes : la mise à distance peut constituer une réponse à une pression jugée excessive ou à une inadéquation des dispositifs. Les praticien·nes oscillent ainsi entre une logique de responsabilisation et une logique de préservation. Cette oscillation nourrit des embarras relationnels inextinguibles, liés à l’imprévisibilité des trajectoires juvéniles et à la possibilité de disparitions soudaines, parfois sans signe ni explication, qui peuvent déstabiliser durablement l’action professionnelle. Elle engage dès lors une posture d’humilité et d’accueil, tenant ensemble disponibilité du lien et renoncement à sa maîtrise.

Il ne s’agit ni de céder à une logique coercitive, ni de renoncer à tout cadrage, mais de composer avec les contraintes institutionnelles et les états relationnels du moment

Dans cette perspective, le travail d’accompagnement peut se rapprocher d’un « travail social palliatif » (Soulet, 2018) où l’enjeu n’est plus prioritairement la résolution ou la normalisation des situations, mais le maintien d’un espace de présence suffisamment stable pour que le lien demeure possible malgré les ruptures, les interruptions et les retours incertains.

Comment les intervenant·es négocient-ils et elles le paradoxe quotidien entre la « symétrie à l’épreuve du contrôle » et l’« autonomie à l’épreuve de l’attachement » que vous évoquez ?

Les relations d’accompagnement contemporaines sont traversées par une injonction à la symétrie (reconnaissance de l’autonomie, participation, consentement, valorisation des savoirs expérientiels) qui coexiste avec des exigences de contrôle inhérentes aux dispositifs. Ce double impératif se traduit par des situations « paradoxantes » où l’autonomie est attendue tout en étant encadrée, où l’attachement est requis sans devenir dépendance. Les praticien·ne·s négocient ces tensions à partir d’un agir situé, c’est-à-dire une manière d’intervenir continuellement ajustée aux configurations concrètes, aux temporalités de la situation et aux variations de la relation, plutôt que sur une application standardisée des cadres normatifs. Ainsi, il ne s’agit ni de céder à une logique coercitive, ni de renoncer à tout cadrage, mais de composer en situation avec les contraintes institutionnelles et les états relationnels du moment.

Dans ces situations « paradoxantes », comment maintenir un lien bienveillant ?

Cette composition repose précisément aussi sur une forme de bienveillance radicale, au sens de ce que Ouellet (2025) met en avant dans le sillage du hopepunk : une manière d’articuler lucidité face aux tensions du réel et engagement actif dans des gestes de care, de soutien et de reconnaissance, même dans des contextes dégradés ou incertains. Il ne s’agit pas d’une bienveillance naïve ou désaffiliée des contraintes institutionnelles, mais d’une orientation pratique et résistante qui maintient l’attention à l’autre malgré la pression des dispositifs et la fatigue des situations. Face aux situations de crises ou aux comportements ambivalents, ce travail repose ainsi sur une intelligence pratique et située : maintenir un lien suffisamment soutenant pour éviter la rupture tout en posant des repères lisibles, parfois fluctuants, mais toujours négociés dans l’interaction. La régulation se fait alors dans l’ajustement continu de l’intervention, au plus près des singularités des situations, plutôt que dans la recherche d’un équilibre abstrait entre autonomie et contrôle.

Votre analyse pointe un « doute dans la nomination » et la difficulté à distinguer « troubles du comportement » et simples « émotions adolescentes ». Comment les travailleur·euses sociaux·ales gèrent-elles et ils une posture de laquelle dépend potentiellement l’accès aux droits ?

Le « doute dans la nomination » renvoie à l’indétermination des situations qui fragilise les opérations de catégorisation et rend incertaine la possibilité de qualifier objectivement les maux des jeunes. Distinguer entre trouble psychique à faire reconnaître et expressions ordinaires de l’adolescence relève souvent d’une opération complexe. Dans un contexte où le diagnostic conditionne l’accès aux droits, les praticien·ne·s se trouvent amené·e·s à endosser une fonction de qualification parfois sans en détenir pleinement la légitimité institutionnelle. Cette position de « diagnosticien·ne·s profanes » les confronte à des embarras de nomination pris dans un dilemme : nommer pour ouvrir des droits au risque de figer les situations dans des catégories réductrices ou suspendre la nomination au risque de priver les jeunes de soutiens essentiels.

Ce dilemme de la nomination reste-t-il une simple difficulté pratique pour les intervenant·e·s, ou révèle-t-il, selon vous, un problème plus structurel dans la manière dont nos politiques publiques organisent l’accès aux droits ?

Ces embarras rendent effectivement plus largement compte des limites d’une organisation des politiques publiques fondée sur une approche catégorielle stricte, où l’accès aux ressources est subordonné à l’inscription dans des catégories diagnostiques instituées et stabilisées. Une telle logique tend à rigidifier des trajectoires pourtant mouvantes, à renforcer les effets de médicalisation de problèmes d’origine sociale, tout en exposant en miroir le risque inverse de minimisation des souffrances lorsque celles-ci échappent aux catégories reconnues.

Face à ces impasses, quelles pistes distinguez-vous pour sortir de cette logique binaire ?

Cette tension invite à penser des alternatives aux politiques strictement catégorielles davantage centrées sur les situations et les besoins afin de mieux saisir la complexité des trajectoires et la variabilité d’expression de la souffrance. L’enjeu dépasse donc la seule question de la nomination pour engager un nécessaire rapprochement interdisciplinaire et interinstitutionnel entre les champs de la santé et du social, notamment entre psychiatrie et insertion. Un tel décloisonnement permettrait sans doute de mieux articuler les logiques de soin, d’accompagnement et d’accès aux droits, en tenant ensemble les lectures cliniques et les lectures sociales des situations.

Vous suggérez que ce sont les bénéficiaires qui absorbent les chocs des dysfonctionnements entre les secteurs de la santé et de l’insertion). Avez-vous identifié des mécanismes concrets par lesquels les praticien·nes tentent d’amortir ces chocs, ou assistez-vous souvent, malgré leur bonne volonté, à un jeu de « patate chaude » qui laisse les jeunes sans prise en charge adaptée ?

Les « carambolages interinstitutionnels » désignent les effets de désajustement entre des systèmes (santé, insertion, assurances) structurés par des logiques distinctes. Ces désynchronisations se traduisent par des parcours discontinus, dont les jeunes accompagné·es supportent en bonne partie les coûts. J’ai pu observer que les praticien·nes cherchent à en atténuer les effets en développant des pratiques de coordination, de traduction et d’ajustement des orientations, ainsi que, parfois, des formes de résistance implicites ou explicites aux cadres institutionnels. Il s’agit, ce faisant, de rendre compatibles des temporalités et des critères d’intervention hétérogènes. Toutefois, ces tentatives se heurtent à des contraintes structurelles fortes, qui entravent la continuité des prises en charge. Il en résulte des situations de circulation, voire de relégation, au sein desquelles la responsabilité se diffuse sans jamais être pleinement assumée.

Cette posture créative révèle une compétence discrète, mais essentielle, située au croisement de l’éthique pratique, de la créativité professionnelle et de la gestion des injonctions contradictoires.

À cet égard, une intervenante rencontrée au Québec m’évoquait le parcours d’une jeune ayant circulé pendant près d’une décennie entre différents dispositifs d’insertion, marqué par une succession d’échecs, sans déboucher sur une insertion durable sur le marché du travail. Ce n’est qu’au terme de ce long cheminement qu’elle a été reconnue comme présentant des « contraintes sévères à l’emploi », catégorie administrative ouvrant droit à une aide spécifique dans le cadre du programme de solidarité sociale. Cette reconnaissance repose notamment sur l’attestation, par expertise médicale et socioprofessionnelle, de limitations durables ou permanentes empêchant l’exercice d’un emploi régulier.

Vous décrivez des ajustements fins tels que la « méthode des petits pas » ou des « espaces potentialisants » qui semblent se situer dans l’informel, voire dans une certaine « clandestinité des compétences ». Les praticien·nes ont-ils et elles conscience de « bricoler » ainsi en dehors des cadres prescrits ?

Les ajustements observés relèvent souvent d’un travail à la marge des prescriptions, que l’on peut qualifier de « bricolage » au sens noble. Les praticien·nes mobilisent des ressources informelles pour maintenir des marges de manœuvre dans des cadres contraints et disposent en réalité d’une conscience variable, mais réelle de ce décalage entre l’action prescrite et l’action effectivement réalisée.

Cette posture est-elle vécue comme une source de souffrance éthique ou comme un espace de créativité professionnelle nécessaire pour faire face aux injonctions contradictoires ?

Cette créativité est ambivalente. Elle peut générer une forme de souffrance éthique, liée à l’écart entre les prescriptions institutionnelles et ce qui est jugé pertinent au regard des situations concrètes. Mais elle constitue également une condition de possibilité de l’action, en permettant de soutenir des « espaces potentiels », où les jeunes peuvent expérimenter sans être immédiatement exposés aux exigences de performance ou à la sanction de l’échec. Dans cette perspective, une part du travail d’accompagnement relève aussi d’un travail fictionnel au sens pragmatique : faire « comme si » certaines conditions étaient réunies, maintenir des scénarios d’insertion provisoires ou encore aménager des cadres d’interaction qui tiennent davantage par leur valeur opératoire que par leur conformité stricte aux prescriptions. Cette dimension fictionnelle n’est pas un mensonge, mais une suspension temporaire de certaines contraintes de réalité afin de rendre l’action possible et d’être agissant pour les jeunes. Ce travail, peu visible et rarement reconnu institutionnellement, est pourtant central dans les processus de capacitation et dans la continuité des parcours. Il révèle ainsi une compétence discrète, mais essentielle, située au croisement de l’éthique pratique, de la créativité professionnelle et de la gestion des injonctions contradictoires.

Le dernier chapitre conceptualise l’« agir liminal » comme une pratique contemporaine fluide et située dans l’entre-deux. En quoi cette façon d’agir répond-elle spécifiquement aux particularités de la génération actuelle de jeunes en souffrance ?

Initialement forgée en anthropologie pour désigner les phases de seuil au sein des rites de passage, la notion de liminalité renvoie à des états transitoires, ambigus et indéterminés, situés entre deux positions sociales stabilisées. Reprise ici de manière décalée, elle est moins mobilisée pour qualifier des situations que pour éclairer une modalité d’intervention : ce que l’on peut appeler un agir liminal. L’agir liminal désigne ainsi une manière d’intervenir à la fois souple, molle, située et provisoire, attentive aux processus plutôt qu’aux états stabilisés. Il s’agit d’accompagner des trajectoires incertaines sans chercher à les normaliser prématurément. Cette approche entre en résonance avec les transformations contemporaines des parcours de jeunesse, marqués par la prolongation des transitions et l’instabilité des repères. L’agir liminal valorise dès lors des formes d’expérimentation, de latence et de réversibilité, et suppose de suspendre, au moins temporairement, les exigences de résultat afin de soutenir des dynamiques fragiles. En ce sens, il constitue une réponse située aux limites des modèles d’insertion linéaires.

Au-delà de la seule jeunesse, cette pratique fluide de l’« agir liminal » ne s’inscrit-elle pas plus largement comme une nouvelle norme pour l’ensemble du travail social ?

Dans une lecture baumanienne (2006) de la modernité liquide, cet agir liminal peut être interprété comme une pratique inscrite dans un contexte marqué par l’instabilité des cadres institutionnels, la fragilisation des parcours biographiques et la fluidification des repères normatifs. Dans un tel environnement, les trajectoires peinent à se stabiliser durablement et les dispositifs eux-mêmes doivent composer avec des situations en recomposition constante. L’agir liminal apparaît dès lors moins comme une innovation marginale que comme une modalité ordinaire de l’intervention sociale dans la modernité liquide où les professionnel·les sont continuellement amené·es à ajuster, différer ou reconfigurer leurs modes d’action pour faire face à des parcours devenus eux-mêmes fluctuants, réversibles et difficilement linéarisables.

Votre conclusion soulève un enjeu politique majeur : le maintien de nombreux·ses jeunes dans des « limbes », c’est-à-dire dans une transition interminable, par peur de les orienter trop tôt vers le handicap ou de les lancer prématurément sur le marché du travail. Ne risque-t-on pas, sous couvert de bienveillance, de perpétuer une précarité durable ?

La question des « limbes » met en lumière une tension entre prudence professionnelle et indécision politique. Retarder une orientation peut être nécessaire pour éviter des assignations prématurées, mais ce report peut aussi se transformer en immobilisation. Le risque est alors de produire une forme de précarité durable où les jeunes demeurent dans des dispositifs sans perspective claire. La frontière entre accompagnement prudent et renoncement tient sans doute à la capacité à maintenir des horizons d’action, même fragiles et révisables. Lorsque l’attente devient une finalité en soi, elle cesse d’être protectrice pour devenir une forme d’abandon institutionnel. À l’inverse, accompagner suppose de tenir ensemble temporalité longue et décisions ajustées, sans céder ni à la précipitation ni à l’indétermination prolongée. Dans cet équilibre fragile, l’enjeu est de préserver une part d’espoir, non comme promesse de résolution, mais comme maintien des possibles, une capacité d’agir et de transformer, là où tout tend pourtant à se figer.

(Propos recueillis par Céline Rochat)

Bibliographie

  • Bauman, Z. (2006). La vie liquide. La Rouerge/Chambon.
  • Bouchard, N. (2019). Pour une éthique ouverte à l’inattendu. Libérer la face lumineuse de l’incertitude. Avec Guy Bourgeault. (Presse de l’Université Laval).
  • Ouellet, G. (2025). L’inspiration dérogatoire de Don Quichotte et du Hopepunk au service de la bienveillance radicale en intervention sociale. Congrès ACFAS 2025 — colloque 406 — Les pratiques dérogatoires : conflits, indisciplines et représentations des idéaux de l’intervention dans les milieux professionnels, Montréal.
  • Philips, A. (2009). Trois capacités négatives. Éditions de l’Olivier.
  • Soulet, M.-H. (2018). La reconnaissance du travail social palliatif. Dépendances, 14.

Antoine Sansonnens, «Troubles dans l’insertion« Rendre capables » des jeunes souffrant psychiquement» , Ed. Seismo, 2026, 374 pages. Disponible à l'achat ou en Open Access

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