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Le 23 mars à la HETSL, Olivier Giraud interroge comment la monétarisation du travail de care recompose les logiques d’action des aidant·es familiaux·ales, au-delà de la tension entre solidarité familiale et rapport marchand.
© Jsme MILA / Pexels
À travers la notion de « mondes hostiles », Vivian A. Zelizer a théorisé l’idée que les normes, attentes, logiques d’investissement et d’action, conséquences pour les individus, etc. des interactions sociales qui interviennent dans le contexte familial s’opposent diamétralement à celles qui se déploient dans la vie courante, et encore plus, dans l’espace marchand.
Dans le contexte de la famille, on ne trouverait que solidarité spontanée, générosité, altruisme (en tous les cas déclarés) et les relations monétaires, associées à l’appât du gain ou à l’égoïsme, bien qu’elles soient souvent très présentes dans la famille, doivent être dissimulées et/ou travesties.
Dans un grand nombre de pays européens, des systèmes de cash-for-care ont cependant introduit la possibilité de monétariser l’aide consentie aux proches, le plus souvent, des membres de la famille, faisant face à la perte d’autonomie (personnes âgées en perte d’autonomie ou personne de tout âge en situation de handicap). Comment cette intersection entre le monde de la solidarité « naturelle » dans le contexte familial et le rapport d’argent provenant des institutions trouve-t-il sa place au-delà des « mondes hostiles » ? À l’aune de la sociologie de l’action de François Dubet, trois logiques d’action saillantes ressortent d’une recherche approfondie portant sur une soixantaine d’aidant·es monétarisé·es dans le cas français.

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