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Journée d'études «(Non)accès à la PMA et droits des personnes LGBT»

Vendredi 22.11.2019
  • Date et horaire : vendredi 22 novembre 2019, 9h00 à 17h30
  • Lieu : Lausanne, Université de Lausanne, IDHEAP, aula, rue de la Mouline 2
  • Entrée libre
  • Inscription obligatoire en ligne jusqu’au 11 novembre 2019
  • Langues : français et anglais, sans traduction

L’UNIL et le CHUV annoncent une journée d’étude «(Non)accès à la PMA et droits des personnes LGBT» dans le cadre d’un cycle de trois journées consacrées à la procréation médicalement assistée.

affiche cycle PMALa procréation médicalement assistée (PMA) est un domaine médical qui, depuis son institutionnalisation dans les années 1970 avec la création des premières banques de sperme, a été perçu comme recouvrant des enjeux sociétaux importants justifiant, à partir des années 1980, un encadrement via des commissions d’éthique et des dispositions légales. 

On observe toutefois des différences substantielles entre les pays d’Europe de l’Ouest, tant au niveau de la chronologie, des modalités de réglementation que des solutions retenues. Certains pays, décrits comme libéraux, agréent l’ensemble des techniques et ne restreignent guère leur accès. D’autres, jugés restrictifs, limitent l’éventail des pratiques autorisées et réservent celles-ci aux seuls couples hétérosexuels mariés et médicalement diagnostiqués stériles. Une autre cartographie de l’Europe se dessine au travers des dispositions relatives à l’anonymat des donneurs/euses de gamètes versus le droit aux origines.

Produit d’un rapport de force à un moment historique donné, les réglementations de la PMA reflètent et reproduisent les normes sociales relatives à la parenté et au genre. Aussi, la PMA constitue-t-elle un objet de recherche de choix pour les études genre, notamment en raison de l’impact des techniques de la PMA sur le corps des femmes, mais aussi de leurs effets possibles sur notre appréhension de ce qu’est la maternité versus la paternité. De plus, depuis une quinzaine d’années, la question de l’accès à la PMA pour les personnes LGBT rend ces enjeux à la fois plus saillants et mieux lisibles.
 

Programme

  • Marcin W. Smietana, Université de Cambridge, Grande-Bretagne : «Queer kinships in a stratified world: options for reproductive justice?»
  • Sally Hines, Université de Leeds, Grande-Bretagne 
: «Transgender Pregnancy: An international exploration of trans masculine reproduction»
  • Laurence Hérault, Université Aix-Marseille, France : «Politique et pratiques de la préservation de la fertilité des personnes trans en France»
  • Cathy Herbrand, Université de Montfort-Leicester, Grande-Bretagne 
: «Reproductive and parenting rights for lesbian and gay couples in Belgium: past achievements and current challenges»
  • Marie Digoix, INED, France : «Loi, orientation sexuelle et famille: l'Islande et le modèle scandinave»
  • Marta Roca Escoda, Université de Lausanne : «La PMA pour les couples lesbiens en Espagne: de l’accès aux techniques à la reconnaissance de la filiation»
  • Jérôme Courduries, Université Toulouse Jean Jaurès, France : «Les résistances françaises et leur impact sur les familles homoparentales ayant eu un recours transnational à la PMA»
  • Véronique Boillet et Andreas Ziegler, Université de Lausanne : «Droits des personnes LGBT et règlementation de la PMA:
le cas suisse vu avec des lunettes européennes»


Autres journées d'études dans le cadre du cycle

  • 21 novembre 2019 : Réglementation de la PMA, enjeux de genre et encadrement éthique
  • 29 mai 2020 : Le «droit aux origines»: du domaine de l’adoption à celui de la PMA

Programme et inscription

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