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Le 12 mars à Lausanne, la HETSL propose une conférence avec Jean-François Pelletier pour analyser le stress opérationnel des primo-intervenant·es et le rôle de la pair-aidance face aux événements traumatiques.
© HETSL
La primo-intervention expose quotidiennement les intervenant·es — service du feu, police, ambulancières et ambulancier, intervenant·es sociaux d’urgence, bénévoles en contexte humanitaire ou communautaire — à des situations d’extrême vulnérabilité humaine : violence, détresse aiguë, récits traumatiques, souffrance psychique ou physique, états de sidération, pertes soudaines.
La cadence opérationnelle, les contraintes organisationnelles et l’intensité émotionnelle des événements liés à la primo-intervention génèrent un environnement où la charge mentale peut devenir écrasante.
Dans ce contexte, la pair-aidance apparaît comme un levier supplémentaire pour soutenir la santé psychologique des équipes, réduire l’isolement professionnel et renforcer la capacité d’adaptation.
Cette présentation explorera trois volets complémentaires : l’écosystème opérationnel des primo-intervenant·es, les impacts du stress et des traumatismes sur la santé, et le rôle déterminant de l’environnement socioprofessionnel comme facteur de risque ou de protection.
L’exposition répétée à des situations critiques impose aux primo-intervenant·es de composer avec des demandes multiples et simultanées : répondre à l’urgence, assurer la sécurité, maintenir la cohésion d’équipe, absorber les émotions d’autrui, tout en préservant une posture professionnelle. Cette première partie décrira :
Les primo-intervenant·es sont exposé·es à de vastes répercussions psychologiques potentielles, qui peuvent s’articuler autour de :
Cette deuxième partie mettra l’accent sur les mécanismes d’apparition, les signes à surveiller et la manière dont la compréhension de ces réactions permet une meilleure prévention. Une attention particulière sera portée au rôle de la pair-aidance dans l’identification précoce des signaux de détresse, la normalisation des réactions, et l’accès plus rapide à du soutien formel.
Les impacts de l’urgence ne dépendent pas uniquement des événements rencontrés mais aussi du contexte dans lequel l’intervenant·e évolue. Cette troisième partie analysera :
La présentation se conclura sur les stratégies permettant de maximiser les ressources adaptatives, de soutenir la vitalité professionnelle et de construire un environnement de travail où la prévention, la solidarité et la reconnaissance du vécu deviennent des composantes centrales de la santé organisationnelle. Au moins une quarantaine de minutes sera réservée à une période d’échange question-réponse.

Violences visibles ou invisibles : les 17 et 18 mars 2026 à Berne, le colloque national d’Integras renforce vos pratiques et compétences en éducation spécialisée.