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Dans le canton de Vaud, une campagne s’adresse aux 16–25 ans pour prévenir les violences dans le couple. Axée sur le consentement sexuel, elle propose vidéos et outils pour mieux reconnaître et respecter les limites.
© État de Vaud
Dans le canton de Vaud, les violences dans les relations amoureuses des jeunes demeurent préoccupantes. Le Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes lance un nouveau volet de sa campagne « amoureux.se », consacré au consentement sexuel et destiné aux 16–25 ans.
Les données récentes confirment l’ampleur du phénomène. En 2022, 13% des filles et 3% des garçons de 18 ans déclarent avoir subi des rapports sexuels contraints. Parmi les jeunes en couple du même âge, 56% rapportent des violences et/ou des comportements de surveillance, et 11% des violences sexuelles de la part de leur partenaire.
Diffusée sur les réseaux sociaux privilégiés par ce public, la campagne repose sur des capsules vidéo réalisées sous forme de micro-trottoir. L’une porte sur la définition du consentement et les conditions nécessaires pour l’exprimer. Une autre aborde les différentes formes de refus, y compris non verbales, ainsi que les attitudes à adopter en cas de doute. Ces contenus visent à favoriser l’identification et à ouvrir le dialogue autour des limites et de leur respect.
La page « amoureux.se » propose également des repères pour évaluer sa relation et identifier d’éventuels comportements violents. Cinq piliers d’une relation saine y sont présentés : communication, confiance, respect, consentement et valorisation.
Des signaux d’alerte sont explicités, tels que l’humiliation, la jalousie excessive, le contrôle, le chantage affectif ou la pression à caractère sexuel. Ces comportements peuvent s’inscrire dans des dynamiques de domination et de contrôle, aux effets durables sur l’estime de soi et le bien-être.
La campagne rappelle enfin un principe central : en cas de refus ou de doute, il faut s’arrêter. Le consentement doit être libre, éclairé et réversible, et toute atteinte sexuelle sans consentement est punie par la loi. Des ressources d’aide sont également mises à disposition pour les jeunes concerné·es, qu’iels soient victimes, témoins ou auteur·es de violences.
(Source : communiqué de presse)

Mardi 19 mai, 12h30, HETS Fribourg: vernissage de l'ouvrage d'Antoine Sansonnens «Troubles dans l’insertion «Rendre capable» des jeunes souffrant psychiquement». Entrée libre, sans inscription.