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Réfugié·es et emploi: lever les freins juridiques et sociaux 

Mercredi 14.01.2026

Une brochure actualisée éclaire les droits au travail des personnes réfugiées et combat les préjugés qui entravent leur accès à l’emploi.

Une brochure actualisée éclaire les droits au travail des personnes réfugiées et combat les préjugés qui entravent leur accès à l’emploi.

refugies emploi brochure reiso 2026 170© asile.ch

Peut-on engager une personne détentrice d’un permis N ? Le statut F permet-il un emploi durable ? Faut-il attendre la fin d’une procédure d’asile pour proposer un poste ? Autant de questions fréquentes auxquelles répond la brochure « Réfugié·es & emploi. Au-delà des idées reçues », récemment enrichie de onze pages et désormais accessible en version web augmentée. 

Portée par l’association Vivre Ensemble, cette publication vise à outiller les employeur·euses et les professionnel·les de l’insertion face à une législation souvent mal comprise. Elle ambitionne aussi de déconstruire les stéréotypes tenaces concernant les compétences, la stabilité ou la capacité d’adaptation des personnes réfugiées, quels que soient leurs statuts de séjour. 

Un droit effectif souvent ignoré 

Les personnes titulaires d’un permis B ou F — réfugié·es statutaires ou personnes admises à titre provisoire — peuvent travailler immédiatement dans tous les cantons et dans tous les secteurs d’activité, moyennant une simple annonce en ligne. Pour les permis N ou le statut S, une autorisation cantonale est requise. Contrairement à une affirmation figurant dans la version imprimée, ces personnes peuvent exercer une activité professionnelle dès leur sortie d’un Centre fédéral d’asile. 

En matière de cours de langue, un addendum mis à disposition des lecteur·trices corrige également une confusion entre le Programme d’aide vers l’emploi (PAVE), dispositif cantonal genevois, et le programme fédéral de soutien à l’intégration professionnelle.  

Un outil pratique et inclusif 

Structurée en modules thématiques, la brochure répond aux interrogations concrètes liées à l’embauche : démarches administratives, lecture de CV atypiques, compétences linguistiques, aides disponibles. Elle s’appuie sur des témoignages, comme celui de Yasemin, employée dans une institution, diplômée d’une HETS et réfugiée statutaire, qui déclare : « Le recruteur ne voyait en moi que la réfugiée. » 

Initialement pensée pour les responsables des ressources humaines, la publication se révèle également utile aux personnes concernées, ainsi qu’aux associations et structures les accompagnant. Elle contribue à réduire les obstacles à l’emploi, à favoriser l’autonomie des personnes réfugiées et à promouvoir une approche fondée sur le droit et la reconnaissance des compétences. 

Des compléments numériques — podcasts, données actualisées, contacts cantonaux — sont disponibles sur le site asile.ch/emploi.

(CROC, avec asile.ch) 

Référence 

Vivre Ensemble (2022, version augmentée 2026), Réfugié·es & emploi. Au-delà des idées reçues, Genève. Télécharger la brochure 

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