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Publication / Etude sur le sur-diagnostic et le sur-traitement

Mardi 03.03.2015

Etablir la liste des traitements de mauvais rapport risque-bénéfice

Etude réalisée par Kevin Selby avec d’autres chercheurs de la Policlinique médicale universitaire de Lausanne parue dans JAMA Internal Medicine, 23 février 2015, 3 pages.

De nombreuses réflexions sont menées au niveau international et national sur le thème du sur-diagnostic en médecine générale. Publiée dans la revue médicale internationale (JAMA Internal Medicine), une étude réalisée par des chercheurs de la Policlinique médicale universitaire (PMU) fait état du consensus des experts suisses sur cette problématique.

Selon un panel de 35 spécialistes sollicités par la PMU, au moins cinq interventions, fréquemment pratiquées chez un nombre important de patients, n’apporteraient aucun bénéfice, alors qu’elles présentent un risque d’effets secondaires.

Outre ces possibles effets secondaires, certains traitements présentant un mauvais rapport risque-bénéfice contribuent aussi à l’augmentation des coûts de la santé. Ceux-ci pourraient être diminués de 20% sans affecter en aucune manière l’excellente qualité de la médecine pratiquée en Suisse.

La question du sur-diagnostic et du sur-traitement occupe les milieux médicaux suisses depuis plusieurs années. En 2012, l’Académie suisse des sciences avait invité les disciplines médicales à se saisir de cette problématique, afin de mettre en place des directives promouvant des soins plus efficients.

En 2014, dans le cadre d’un ambitieux projet nommé Smarter Medicine, la Société Suisse de Médecine Interne Générale (SSMI), avait élaboré une première liste d’interventions qu’il est recommandé d’éviter.

Ces premiers jalons seront complétés en 2015 par la mise en place par l’Académie suisse des sciences médicales d’un concept global de guides de pratiques et de listes des interventions manifestement inutiles.

L’article en anglais en format pdf

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