Go Top

Publication / 3e Rapport de la Commission globale sur la politique des drogues

Jeudi 24.10.2013

L’impact négatif de « la guerre contre la drogue » sur la santé publique. L’épidémie cachée d’hépatite C

Commission globale sur la politique en matière de drogues, rapport anglais paru en mai 2013, traduction française en automne 2013, 28 pages.

JPEG - 26.8 ko

Le virus de l’hépatite C est très contagieux et se transmet par contact sanguin. Il affecte ainsi de façon disproportionnée les personnes qui s’injectent des drogues. Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, parmi les 16 millions de personnes qui s’injectent des drogues, 10 millions ont contracté le virus de l’hépatite C. Globalement, le virus de l’hépatite C est trois fois plus répandu que le VIH parmi les usagers de drogues et la plupart des personnes infectées par le VIH qui consomment des drogues injectables vivent aussi avec l’hépatite C.

Partout dans le monde, la recherche a montré de façon constante que les politiques répressives en matière de drogues poussent les usagers à la marginalisation, augmentant les risques de contraction du VIH et de l’hépatite C et les empêchant d’accéder aux services de santé publique.

Le rapport dénonce par ailleurs l’échec flagrant des politiques répressives sur la réduction de l’offre sur le marché mondial des drogues illicites. Il note que l’approvisionnement mondial d’opiacés illicites, comme l’héroïne, a plus que triplé au cours des dernières décennies.

Le but de cette Commission mondiale sur la politique des drogues est de porter à l’échelle internationale une discussion informée, fondée sur la science sur les moyens humains et efficaces pour réduire les méfaits causés par les drogues aux personnes et aux sociétés. Elle compte parmi ses membres l’ancienne présidente de la Confédération Suisse, Mme Ruth Dreifuss.

Le rapport en format pdf

L'affiche de la semaine

Agenda social et santé

Dernier article

Somnifères et tranquillisants: quels risques?
Lundi 19.08.2019
Par Etienne Maffli, Florian Labhart et Stephanie Stucki
En Suisse, environ 200'000 personnes présentent un usage problématique de somnifères et tranquillisants. Les femmes, les personnes âgées et la Suisse latine sont davantage concernées. Comment éviter cette surconsommation ?