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Covid et âgisme «Des prisonniers de droit hors du commun»

Mardi 01.09.2020

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L’émission Vacarme, sur RTS La première, a consacré une semaine au Covid-19. Plusieurs thèmes ont été évoqués : les frontières, la pauvreté ou la distance des corps. L’émission du 25 août s’est intéressée à la barrière de l’âge.

Un fossé intergénérationnel s’est profondément creusé avec la pandémie. Particulièrement dans les EMS où les résidents sont devenus «des prisonniers de droit hors du commun», «des personnes embastillées dans des goulags doucereux» selon les formules volontairement choquantes de Marie-Claire Dewarrat. Dans un entretien tout en subtilité, le journaliste Arnaud Robert suit lʹécrivaine fribourgoise, 71 ans, lors d’une visite chez son mari de 83 ans, en EMS après un AVC.

L’émission se poursuit avec lʹancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss, 80 ans. Elle espère être cette vieille dame indigne chère à Brecht, c’est-à-dire une personne active et engagée, qui voit la mort approcher avec sérénité. Pendant le confinement, elle a été impressionnée par les élans de solidarité intergénérationnelle, mais elle n’oublie pas pour autant les enjeux politiques de la prévoyance vieillesse où cette solidarité n’est pas réalisée.

L’écrivaine conclut l’émission en expliquant combien la décision de ne pas hospitaliser les résidents des EMS en cas de Covid l’a laissée pantoise. Et révoltée à l’idée que, dans cette même logique, quand une personne appellera désormais le 144, on lui demandera peut-être son âge et, si elle est âgée, on lui répondra «On viendra dès qu’on peut!»

Production : Véronique Marti

Lire aussi : Marion Repetti, «L’âgisme dans la lutte contre le coronavirus», REISO, Revue d'information sociale, mis en ligne le 4 mai 2020

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