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Réfléchir au lieu pour mieux intégrer les migrant·e·s

Lundi 23.12.2019

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Le politologue Dominik Hangartner analyse les politiques migratoires et propose des pistes d’amélioration. Il a reçu le Prix Latsis 2019 décerné par le Fonds national suisse.

Les travaux de Dominik Hangartner et de son équipe de chercheurs à l’Immigration Policy Lab de l’Ecole polytechnique de Zurich concernent les façons d’améliorer l’intégration des migrant·e·s.

Dans l’étude primée, l’expérimentation est conçue de la même manière que les essais de médicaments, avec un groupe d’essai et un groupe témoin comprenant chacun 1000 familles. Les membres du groupe témoin sont répartis dans les cantons sans tenir compte de leurs chances de trouver du travail, comme c’est le cas jusqu’à présent. Les membres du groupe pilote sont répartis dans des lieux choisis en fonction de leurs caractéristiques : âge, langue, parcours professionnel. Les sujets ne savent pas à quel groupe ils appartiennent afin d’éviter un «effet placebo».

Le politologue a commenté au journal Le Temps du 16 décembre 2019 : «Certains critères sont évidents : un paysan somalien par exemple aura plus de chances de trouver du travail dans un canton rural comme les Grisons qu’à Genève. Il existe d’autres facteurs, moins évidents, améliorant les chances d’intégration. Nous avons donc développé un algorithme qui regroupe ces informations et propose une répartition des demandeurs d’asile qui doit permettre d’optimiser leurs chances de trouver un emploi. […] Nous avons défini l’intégration comme l’ensemble des capacités et des connaissances qui permettent aux nouveaux arrivants de vivre une vie épanouissante.»

Le but de l’expérience est d’évaluer et d’améliorer cet algorithme avec les données d’un grand nombre de personnes afin qu’il puisse éventuellement être utilisé plus largement par la suite, par la Confédération comme par d’autres États.

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