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Essai «C’est l’emploi qu’on assassine»

Jeudi 08.08.2019
  • «C’est l’emploi qu’on assassine. Contre la finance-casino pour une économie au service de l’homme»
  • Jean-Marie Brandt, avec la collaboration de Daniel Canova et Jean-Philippe Chenaux. Saint-Maurice : Editions Saint-Augustin, juin 2019, 326 pages

Brandt Emploi

La vérité crève les yeux : le travail, fondement du lien social, révèle depuis la crise de 2008, une fracture économique, sociale et politique que certains gouvernements et associations peinent à reconnaître. Cet ouvrage, tout en s’appuyant sur la doctrine sociale de l’Eglise, vient combler ce déni en menant de front un questionnement critique tant sur la place de l’économie financiarisée que sur le rôle des communautés chrétiennes au sein d’un système assassin.

En huit chapitres précédés d’une introduction qui revient sur les échecs empêchant une sortie de crise favorable, l’auteur brosse un large état des lieux de la réalité du chômage et de l’emploi, en contexte suisse et américain.

Tout en gardant un grand souci de vulgarisation et de contextualisation, il s’appuie sur une série de statistiques qui mettent en lumière la différence entre l’officialité et la réalité des mesures.

Les fractures sociales actuelles sont analysées sous l’angle de la doctrine sociale de l’Eglise. Une conclusion générale dégage les conséquences pratiques de ce déni d’information systémique et de cette tendance grandissante à la financiarisation, non sans pousser les Eglises à prendre leur responsabilité. Un décalogue de l’emploi ponctue cet ouvrage dense mais d’une lecture aisée, doté d’une bibliographie sommaire et d’une table des matières détaillée.

Saint-Augustin

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