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Septembre 2015 : détour dans les bibliothèques

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Melgar, Fernand
L’abri (documentaire DVD)
[Lausanne] : Climage, 2014

Un hiver au cœur d’un hébergement d’urgence pour sans-abris à Lausanne. À la porte de ce souterrain méconnu se déroule chaque soir le même rituel d’entrée dramatique qui donne lieu à des bousculades parfois violentes. Les veilleurs ont la lourde tâche de « trier les pauvres » : femmes et enfants d’abord, hommes ensuite. Alors que la capacité totale de l’abri est de 100 places, seuls 50 « élus » seront admis à l’intérieur et auront droit à un repas chaud et un lit. Les autres savent que la nuit va être longue. (Source : Climage)



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Horber-Papazian, Katia
Regards croisés sur l’évaluation en Suisse
Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes, 2015

La Suisse est l’un des pays dans lequel l’évaluation est la plus institutionnalisée au monde. C’est pourquoi des auteurs francophones du Nord et du Sud, issus des domaines académique, politique, administratif et privé s’intéressent à ce modèle. Ils s’attachent ainsi dans cet ouvrage à analyser les spécifi cités de cette institutionnalisation, à porter un regard critique sur son cheminement et à la mettre en perspective au niveau international. Cet ouvrage permet notamment de tirer des enseignements sur le rôle joué par l’évaluation au niveau parlementaire et sur la capacité du modèle polycentrique suisse à servir de référence à l’étranger. Il soulève également diverses problématiques, telles que l’incidence de l’institutionnalisation de l’évaluation sur sa pratique dans l’administration, la place de l’évaluation dans le pilotage de l’action publique et le renforcement de la démocratie, la professionnalisation de l’évaluation ou le rôle des chercheurs dans la diffusion de l’évaluation. Un ouvrage original, rédigé sous le regard croisé de spécialistes suisses et internationaux. (Source : Presses polytechniques et universitaires romandes)



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Andreas R. Ziegler … [et al.] (éd.)
Droit LGBT : droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres en Suisse : partenariat enregistré, communauté de vie de fait, questions juridiques concernant l’orientation sexuelle et l’identité de genre
2e éd. entièrement revue et fortement augmentée - Bâle : Helbing Lichtenhahn, 2015

Cet ouvrage propose un tour d’horizon juridique à la lumière des problématiques liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Il réunit la jurisprudence des tribunaux, les décisions administratives, les expériences de spécialistes de même que celles des organisations nationales LGBT.

Sur la nouvelle édition. La nouvelle édition est entièrement mise à jour et complétée ; elle prend en compte les expériences menées depuis l’entrée en vigueur de la LPart et les évolutions survenues aussi bien en Suisse que sur le plan international. Elle tient également compte des modifications récentes ou qui entreront prochainement en vigueur, notamment les dispositions du nouveau droit du nom. Par ailleurs, deux nouveaux chapitres ont été intégrés, qui traitent respectivement des droits des personnes trans et de la religion.

Sur le contenu. Historique – Protection constitutionnelle – Vie privée – Couples de même sexe non enregistrés – Partenariat enregistré – Homoparentalité – Droit des étrangers et droit d’asile – Les gays et lesbiennes à l’école – Droit du travail et de la fonction publique – Assurances sociales – Droit de la santé – Droit fiscal – Droit pénal –Religion (Source : Schulthess.com)



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Michel Diviné
La communication bienveillante : écouter ses besoins, rencontrer l’autre
Saint-Julien-en-Genevois ; Thônex (Genève) : Jouvence, 2014

Vous avez du mal à exprimer ce qui est vivant en vous ? Vous êtes déçu des relations ou de la communication que vous entretenez avec vos proches, au travail ou en société ? Prendre soin de soi en respectant ses besoins en toutes circonstances est une gageure. Prendre soin de l’autre et de ses besoins en est la réciproque si l’on veut que la communication soit équilibrée, harmonieuse et enrichissante.

Apprenez à prendre soin de vos besoins, que vous soyez seul, à deux, en groupe ou en société et privilégiez la connexion avec vous-même et avec autrui avant toute recherche de solutions. Si vous n’y arrivez pas, célébrez la vie qui vous donne ainsi des occasions d’apprendre, de grandir et d’être plus proche de ce qui est vivant en vous. Soyez aussi bienveillant avec vous-même, aimez votre vulnérabilité et votre humanité.

Apprenez à vivre une Communication BienVeillante en osant dire ce qui est vivant en vous et à lâcher votre besoin pour aller dans celui de l’autre quand vous êtes en paix. Ce livre suit les traces de Thomas Gordon, Marshall Rosenberg (Communication NonViolente), Kees Boeke (la sociocratie) et Bert Hellinger (Constellations Familiales). Illustré de nombreux tableaux, graphiques, exercices et mises en pratique, vous pourrez pas à pas vous approprier cette Communication BienVeillante avec soi et avec les autres. (Source : decitre.fr)



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Gérard Bonnefon
Pratiques artistiques et thérapie par l’art : de l’asile au médico-social
Lyon : Chronique sociale, 2015

Les pratiques artistiques et les thérapies par l’art dans les asiles, puis à l’hôpital psychiatrique ont été mises en place, à titre principal, à l’initiative de médecins aliénistes, puis de psychiatres. Dans le cadre initial et fondateur du « traitement moral » conçu par Philippe Pinel, ils ont préconisé des traitements au moyen de l’art qui se déclinent d’une manière très diversifiée, avec pour une part les thérapies, la sociothérapie, l’ergothérapie…, et d’une autre, l’art en tant que pratique favorisant les liens sociaux et structurant la vie des internés.

Le parcours historique proposé conduira les lecteurs à la rencontre de praticiens qui ont conçu et mis en œuvre des pratiques soignantes au moyen de l’art : Joseph Daquin, Jean-Charles Desessarts, Jean-Étienne Esquirol, Désiré-Magloire Bourneville, François Leuret, Évariste Marandon de Montyel… L’épopée artistique du marquis de Sade et de M. de Coulmier créateurs d’un théâtre pour tous dans la Maison nationale de Charenton sera un des repères théoriques. Une monographie de Ville-Evrard permettra d’étudier la place de l’art et des distractions dans un établissement de soins.

La psychopathologie de l’expression engagée initialement dans l’étude des signes de la maladie dans les représentations plastiques et attentive à l’étrangeté des œuvres (Benjamin Pailhas, Auguste Marie, Marcel Réja, Hans Prinzhorn, Robert Volmat…) va ouvrir la voie aux thérapies par l’art que Claude Wiart va préciser. L’émergence du regard culturel est due à André Breton (surréalisme), puis Jean Dubuffet (l’art brut) et Jean Revol (art originaire).

Cet ouvrage a pour objet de préciser les usages de l’art et d’appeler à la prudence et à la nuance lors de la mise en place de dispositifs dans les contextes soignants, rééducatifs, éducatifs… La grande plasticité de l’art permet des utilisations multiples au service des personnes malades, handicapées et autres. (Source : Unithèque)



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Annamaria Colombo
S’en sortir quand on vit dans la rue : trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance
Québec : Presses de l’Université du Québec, 2015

Pourquoi certains jeunes vivant dans la rue parviennent-ils à s’en sortir alors que, pour d’autres, la rue constitue une voie sans issue ? Comment faire, après s’être approprié une identité en marge, pour se reconnaître et être reconnu comme parent, employé, étudiant, citoyen comme les autres ? Quel rôle jouent les manifestations de (non-)reconnaissance de la famille de ces jeunes, de leurs amis de rue, de leurs voisins, d’un sugar daddy, du marché de l’emploi, de l’école, des intervenants sociosanitaires, des policiers ou d’autres acteurs significatifs à leurs yeux ? Qu’est-ce qui peut expliquer que des voies de sortie conviennent à certains jeunes alors qu’elles n’ont aucun sens pour d’autres ?

À partir d’une approche interactionniste, complétée par des apports de la psychanalyse, l’auteure propose de considérer la sortie de la rue comme un processus paradoxal de repositionnement identitaire, traversé par des dynamiques de reconnaissance. Privilégiant le point de vue des jeunes qui sont sortis de la rue, cet ouvrage illustre la variété des trajectoires de sortie à partir des exemples de quatre cas. Ces cas rendent explicite la cohérence des trajectoires de sortie à la lumière des attentes de reconnaissance des jeunes, de leur vécu de rue et des relations parentales qu’ils ont connues durant l’enfance. Les résultats présentés montrent que l’appropriation de la marge ne serait pas si opposée à un désir de normalité qu’on pourrait le croire. Mais ils indiquent également que les efforts de plusieurs jeunes pour s’en sortir demeurent précaires. D’où l’importance de maintenir des ponts entre la marge et le centre.

Annamaria Colombo est professeure et chercheure à la Haute école de travail social Fribourg, membre de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Elle est titulaire d’une maîtrise en travail social de l’Université de Fribourg et d’un doctorat en études urbaines de l’Université du Québec à Montréal. Les champs de recherche qu’elle privilégie sont les marginalités urbaines et juvéniles ainsi que la cohabitation dans l’espace public avec les populations marginalisées. (Source : entrepotnumerique.com)



Sélection effectuée parCorinne Biel, Médiathèque de la Haute école de travail social, Sierre

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