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Juin 2016 : détour dans les bibliothèques

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Rouzeau, Marc
Vers un Etat social actif à la française
Rennes : Presses de l’EHESP, 2016

Face à la question sociale, l’Etat français a toujours pris soin d’apporter les réponses (protection sociale, travail social). Apparenté à la santé, ce secteur s’organisait autour d’un arsenal législatif, de missions gouvernementales et d’interlocuteurs autorisés. A son apogée à la fin des Trente glorieuses, cette structuration nationale coïncidait avec l’effritement des pouvoirs locaux. Mais, sous l’effet des crises économiques, cette institutionnalisation a été remise en question.

Pour prendre en charge les nouveaux problèmes sociaux, comme les quartiers difficiles, les vertus de la proximité sont redécouvertes. La politique territoriale va progressivement « contaminer » l’action sociale, la santé publique et les secteurs de l’habitat, de l’emploi et de l’éducation. Depuis les années 2000, l’Etat reprend ses responsabilités, ose redire la norme et prescrit les manières d’agir (dépenses sociales, prévention, mobilisation des usagers).

Cet « Etat social actif » correspond à un nouveau régime de gouvernance : face aux problèmes sociaux, l’Etat n’a pas abandonné la partie. Le territoire devient un support où l’on puise ressources et services de proximité, dans une logique de responsabilisation. Quel sens donner à cette nouvelle organisation ? En quoi est-elle spécifiquement française ? A quelle échelle va désormais être gérée l’action sociale et la protection de l’enfance ? Répondre à ces questions permet de comprendre le nouveau régime en train de prendre prise.


 

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Diop, Abdoul Aziz
Macky Sall & la société du care : radioscopie d’une politique sociale
Paris : L’Harmattan, 2015

Sous le prisme de la théorie sociale du care (sollicitude, prendre soin, etc.), de la politique de protection sociale universelle du président Macky Sall, l’auteur fait le pari d’un parti pris « juste et informé » susceptible d’entraîner la majorité présidentielle et l’opposition dans un débat de fond sur la santé, l’aide sociale, les retraites, le handicap, etc. Avec, en toile de fond, la politique économique.

Le moment choisi n’est pas neutre, mais il a le mérite de s’affranchir d’un énième dithyrambe qui agace plutôt que d’enthousiasmer. C’est à ce moment d’élévation du langage — loin des querelles stériles entre camarades d’un même parti ou entre adversaires politiques — que sont conviés les lecteurs.


 

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Heyraud, Emmanuel
La politique de la ville : une politique de cohésion sociale et territoriale
Boulogne-Billancourt : Berger-Levrault, 2016 (Les indispensables)

Dix ans après les émeutes de 2005, la deuxième édition de La Politique de la ville rappelle la genèse, les contenus et les dispositifs de la politique de la ville, dans ses différentes géographies et dimensions thématiques. Prenant en compte les nouvelles dispositions de la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, ce guide est un outil précieux, didactique et complet pour les acteurs locaux et nationaux des politiques de cohésion sociale et territoriale. Il s’adresse aussi à un public plus large, souhaitant se familiariser avec une politique publique interministérielle jugée parfois complexe.

Les attentats commis en région parisienne en janvier puis en novembre 2015 ont semblé remettre en cause l’efficacité et la pertinence des politiques de la ville telles que menées sur les territoires depuis trente ans. Il apparaît pourtant que la politique de la ville, malgré ses insuffisances et imperfections, a été un puissant vecteur de transformation urbaine et de requalification physique des quartiers, tout en tentant de colmater des fractures économiques et sociales grandissantes, que la crise de 2008 a encore renforcées.

Au cœur des enjeux du vivre-ensemble, d’intégration, de laïcité, la politique de la ville est aujourd’hui à la croisée des chemins. Réformée depuis 2014, elle a vocation à se réinventer, en s’adressant à des sites en milieu périurbain voire rural, via les contrats de ville 2015/2020. Outil d’aménagement du territoire, il lui revient de promouvoir de nouvelles solidarités, dans un contexte budgétaire contraint, avec la montée en puissance programmée des métropoles et des régions.


 

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Leroy, Aurélie (Ed.)
Etat des résistances dans le Sud : mouvements de femmes
Paris : Ed. Syllepse ; Louvain-la-Neuve : Centre Tricontinental, 2015 (Alternatives Sud ; vol. 22, no 4)

Les femmes sont en lutte - sous des formes individuelles ou collectives - sur tous les continents, l’oppression qu’elles subissent étant généralisée, sans être toutefois uniforme. Ce faisant, elles irriguent une pensée féministe complexe, en redéfinition, où les repères sont mouvants. Les féminismes s’inventent, se pratiquent, mais ne se ressemblent pas. Les références culturelles, les trajectoires historiques, l’environnement socioéconomique et politique conditionnent la configuration et l’expression de luttes qui peuvent être militantes ou institutionnelles, autonomes ou instrumentalisées, subversives ou plus consensuelles… Croire qu’« un » féminisme puisse dicter ce qui est bon et vrai - n’en déplaise à l’activisme déshabillé des Femen - est un leurre.

Les combats menés visent à contester des postulats sexistes et patriarcaux et, plus largement, à lutter contre des systèmes sociaux - pluriels et croisés - de domination (classe, âge, race, sexualité…). Les mouvements de femmes dans le Sud, au cœur de cet ouvrage, attirent l’attention sur le caractère ancré et local des luttes pour l’émancipation et sur l’exigence d’un agenda féministe qui soit adapté à leurs situations spécifiques. Originales et distinctes, ces voix convergent pour refuser l’instrumentalisation de leurs causes comme justification d’entreprises néolibérales et néocoloniales et pour revendiquer une transformation sociale durable en faveur des femmes.


 

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Verhaeghe, Eric
Ne t’aide pas et l’Etat t’aidera : la Sécurité sociale et la mort de la responsabilité
Monaco : Ed. du Rocher, 2016

La Sécurité sociale est-elle une institution responsable du déclin français ? Dans les années 40, la France de Vichy a construit un système de protection sociale fermé et monopolistique qui perdure au XXIe siècle. De sa naissance à sa mort, le Français est pris en charge par cette structure qui le déresponsabilise et l’anesthésie sous couvert de « solidarité ». Le citoyen peut-il se libérer de ses entraves et adhérer à une institution qui le rendra à la fois plus libre et plus riche ?

L’auteur dresse un état des lieux souvent caustique de la situation et propose de sortir du cercle vicieux généré par le système obsolète des années 40. Un livre décapant.


 

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Bertheleu, Hélène (Dir.)
Mémoires des migrations en France : du patrimoine à la citoyenneté
Rennes : PUR, 2016 (Des Sociétés)

Dans le contexte français d’une longue invisibilité historique et sociologique des migrations, les questions mémorielles et patrimoniales se posent aujourd’hui avec acuité. Mobilisations « au nom de la mémoire », quêtes de reconnaissance, engagements politiques et projets institutionnels encouragent une diversité d’actions de valorisation et de formes de patrimonialisation. Cet ouvrage est le fruit d’un colloque organisé à Tours, réunissant des chercheurs en sciences humaines et sociales et des acteurs institutionnels de la culture, de l’urbain et du social, pour réfléchir ensemble à la place des mémoires des migrations dans les villes et à la nature des liens entre mémoires, patrimoine et citoyenneté.

L’ouvrage explore les mémoires des migrations à partir de points de vue qui ne se croisent pas habituellement (scientifique, sensible, professionnel, politique) et à partir d’une diversité de mémoires, qu’elles se racontent à partir d’un lieu, d’un quartier, d’un engagement, d’une population, etc. Quels regards la sociologie et l’anthropologie posent-elles sur ces questions ? Que produisent ces mémoires à l’œuvre ? Comment, et dans quel contexte, les migrants sélectionnent-ils ce qui doit être transmis, conservé, rendu public ? Comment les politiques publiques, les collectivités locales, les institutions de la culture, envisagent-elles ce « patrimoine impensable » ? Ces questions sont importantes car les narrations qui tentent de restituer les expériences migratoires nous parlent aussi et peut-être surtout de reconnaissance, de citoyenneté et d’horizon démocratique.


 

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Serfass, Jacques
Je suis Mademoiselle C., schizophrène : double narration thérapeutique
Rennes : Presses de l’EHESP, 2016

Pendant les 40 années de son parcours psychiatrique, Mademoiselle C. a noté toutes ses pensées dans des carnets. Lorsqu’elle les confie à Jacques Serfass, qui l’a suivie de près et de loin depuis les années 1970, se noue un dialogue thérapeutique qui dépasse la relation patient-médecin.

Mademoiselle C. dit l’enfermement, les traitements de choc, l’incompréhension entre patients et soignants, ses errances en cliniques et dans la société… À travers son témoignage, Jacques Serfass analyse l’évolution de la psychiatrie en France, déplore la déshumanisation des thérapies où la technique tend à éclipser l’empathie, et entreprend de remonter le fil de la souffrance de Mademoiselle C.

Une même quête de vérité les unit : de quoi souffrait la jeune Mademoiselle C., adolescente anorexique et mutique, bientôt diagnostiquée schizophrène ? Que disent les dossiers médicaux, les échanges avec sa famille et les psychiatres qui l’ont suivie ? Quelles ressources a-t-elle pu trouver pour faire face à son mal-être et à la valse des diagnostics et des traitements ?

Un livre coup de poing et unique en son genre d’où émerge, par-delà la douleur du témoignage, une réflexion humaniste sur le soin, la guérison et le pouvoir de l’écriture.


 

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Kahn, Silvia ; Storck, Laurent
Mon ado est un gros naze… mais je l’aime !
Paris : Jungle, 2015 (Edition collector)

Si les parents pouvaient éviter la crise de leur ado, ils le feraient. Comme on les comprend : des emmerdements, des angoisses, des engueulades, et tout ça pendant quatre ans ! Rassurez-vous, aujourd’hui vous n’êtes plus seuls. Ce livre, écrit spécialement pour vous, va vous aider à affronter la crise sans (trop de) séquelles. Vous apprendrez à refuser à votre ado un scooter, un rat apprivoisé, une sortie en semaine et bien d’autres demandes totalement incongrues.

Vous trouverez également une foule de conseils pratiques pour réveiller et bien nourrir votre ado. Vous découvrirez les sujets qu’il est préférable de ne pas jamais aborder, ou les révélations à garder secrètes. A tout prix.


 

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Hassid, Olivier
Criminalité et insécurité : comprendre pour agir
Saint-Marcel : CNPP, 2016 (Perspectives)

Ce livre passionnera tous ceux qui, professionnels ou non, cherchent à mieux cerner les problèmes contemporains de la sûreté : la criminalité croît-elle ou décroît-elle ? Que penser du terrorisme ? De la cybercriminalité ? Qui sont les délinquants et leurs victimes ? Comment se pose le problème de l’insécurité dans l’entreprise ou dans les espaces publics ? Quels sont les nouveaux métiers de la sécurité ? Comment prévenir le crime ? La technologie sécuritaire à tout prix est-elle la bonne solution

Pour mener la réflexion, l’auteur exploite et évalue les nombreuses bases de données statistiques (relevées en France, en Europe et en Amérique du Nord) et les études empiriques à la fois sociologiques, managériales et criminologiques. L’enjeu est là : dresser un panorama des connaissances actuelles, aussi bien sur les phénomènes de criminalité et d’insécurité que sur les moyens d’y faire face.

A l’heure où les peurs ne sont pas uniquement liées à l’évolution générale de la criminalité mais relèvent surtout de la multiplicité et de la nouveauté des menaces, il est important de réfléchir à des politiques de prévention efficaces pour rassurer et protéger. Comme le souligne Olivier Hassid, « ce n’est pas faute de moyens que l’on ne parviendra pas à atteindre cet objectif, c’est faute de lucidité ».


 

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Fortin, Hazel ; Fortin, Adeline
Veux-tu une nouvelle maman ? : mère-fille, histoire d’une adoption
Waterloo : La Boîte à Pandore, 2015 (Témoignage & document)

Qui a dit que le destin était immuable ? Nastia, petite fille châtain aux yeux noisette, est née dans la pauvreté de l’ère post-soviétique, en Russie. Elle y a vécu les sept premières années de son enfance, dans la peur, la misère et la violence, sous l’autorité d’une mère alcoolique et tyrannique.

L’histoire familiale et personnelle d’Adeline l’a très tôt amenée à envisager l’adoption, avec la difficulté supplémentaire d’entamer ces démarches en tant que célibataire. Sans capituler, elle a bataillé contre les préjugés et l’Administration pour gagner ce pari presque insensé d’adopter seule. Adeline rencontre alors Nastia. L’aventure de l’adoption entre ces deux êtres que tout aurait dû séparer commence alors.

Ce récit, elles l’ont écrit à deux, en alternance. Nastia, devenue aujourd’hui une belle jeune femme, raconte sa vie misérable à Saint-Pétersbourg, la découverte de sa mère adoptive, de l’amour et de la tendresse, dans son nouveau pays, la France.

Adeline évoque, elle, son parcours du combattant, la rencontre avec sa fille, son séjour en Russie, le bonheur de devenir mère et la souffrance de devoir accepter les révélations sur le passé cruel de Nastia.

Sous la plume de ce duo mère-fille, nous revivons le parcours intérieur accompli, mais aussi les multiples péripéties de ce qu’est l’adoption. Un récit aux descriptions colorées, brutales et sensibles, des témoignages dramatiques, drôles, émouvants et tendres. Car Adeline et Nastia sont bien devenues « mère et fille ».


 

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Blanchet, Philippe
Discriminations : combattre la glottophobie
Paris : Textuel, 2016

Les discriminations fondées sur la langue sont largement ignorées alors qu’elles affectent des millions de personnes. On les méprise ou on les rejette pour leur accent, leur façon de parler ou leur vocabulaire qui ne correspondent pas à la langue des dominants. Philippe Blanchet donne un nom à ces discriminations linguistiques - la glottophobie - et attire l’attention sur leurs conséquences aussi profondes que massives. Exemples à l’appui, il démonte les mécanismes de la glottophobie pour mieux la révéler et la dénoncer. On pourra désormais la combattre.


 

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Grillot, Thomas
Un homme à la crèche
Paris : Seuil, 2016 (Raconter la vie)

Ce sont des hommes qui font un métier de femmes ; dans le monde de la petite enfance, ils sont l’exception. Régulièrement, il leur faut justifier leur présence au milieu des bébés, convaincre leurs collègues de leur compétence, gagner la confiance de parents soupçonneux. Ils n’ont pas l’ambition de repousser les barrières de genre ou de transformer la vision que la société autour d’eux peut avoir de la masculinité. Mais leur quotidien les a forcés à se servir de cette identité masculine comme d’une arme, ou à s’en excuser comme d’un défaut.

A travers les yeux d’un père de jeunes enfants, qui a voulu franchir la barrière séparant parents et professionnels, on découvre la lutte discrète de ces hommes pour échapper au poids des préjugés et des non-dits. Une lutte dont l’enjeu est autant de se faire accepter que de se comprendre soi-même.


 

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Jacob-Hargot, Thérèse
Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque)
Paris : Albin Michel, 2016

Qu’avons-nous fait de la libération sexuelle ? Thérèse Hargot, philosophe et sexologue intervenant en milieu scolaire depuis une dizaine d’années, s’interroge face à la jeunesse d’aujourd’hui.

Banalisation de la « culture porno », course à la performance, défiance à l’égard de la contraception, retour des stéréotypes, obsession de l’orientation sexuelle… Si les jeunes se sentent sexuellement libérés, ils sont prisonniers de nombreux diktats. Quelle est cette liberté qui condamne à choisir en permanence son identité, ses amours, ses pratiques comme n’importe quel produit de consommation ?

Fondé sur de nombreux témoignages, ce livre ose affronter de vraies questions exprimées par les adolescents et les jeunes adultes. Il invite à repenser l’apprentissage de la vie affective, relationnelle et sexuelle, pour devenir soi-même afin d’entrer en relation avec les autres.


 

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Parron, Audrey
Vivre avec des troubles psychiques et devenir adulte
Suresnes : INS-HEA, 2015 (Recherches)

L’objectif de cet ouvrage est de comprendre les difficultés spécifiques que des jeunes adultes atteints de troubles psychiques, sortant d’institution ou au terme d’une prise en charge dans le secteur infanto-juvénile, pourraient rencontrer dans leur processus d’autonomisation et d’insertion sociale. Il s’agit de décrire et d’analyser les problèmes particuliers de suivi sanitaire (qui peut ne pas être pratiqué ou peu) et de prise en charge médico-sociale (trouver une place dans un dispositif, changer de place, mettre en place une formation ou un accompagnement). Le choix d’une problématisation sous l’angle de la jeunesse répond également au souci d’intégrer les enjeux d’autonomisation vis-à-vis de la cellule familiale.

Il s’agit de prendre en compte l’engagement des parents dans la prise en charge du proche malade dans un moment de reformulation des relations d’interdépendance. Cette question est au carrefour de plusieurs champs de l’intervention publique et de la recherche sociologique : celui de la santé mentale, celui du handicap, celui de la jeunesse et enfin celui de la famille. La « redéfinition » nécessaire d’un objet hybride comme la prise en charge du handicap psychique n’a ainsi pu être opérée qu’en confrontant plusieurs littératures, majoritairement scientifiques, issues de ces différents champs.


 

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Meynard, André
Des mains pour parler, des yeux pour entendre : la voix et les enfants sourds
Toulouse : Erès, 2016 (Psychanalyse et clinique)

Les sourds parlent avec leurs mains et entendent avec leurs yeux. Familiarisé avec la langue des signes française, André Meynard travaille comme psychanalyste, notamment avec des enfants, des adolescents et des adultes sourds. À partir de cette clinique, il montre que la parole des sourds qui signent s’articule à la dimension désirante. Il rend compte de leur créativité langagière et nous invite à découvrir comment l’inconscient s’y manifeste par exemple, à travers lapsus, traits d’esprit, récits de rêves…

Contrairement aux discours officiels qui considèrent les enfants sourds comme des handicapés de la parole et du langage, André Meynard nous engage à prendre la mesure de ce qu’ils nous enseignent par l’originalité de leur prise de parole. En effet, non seulement l’œil entend mais le geste nous inscrit en langage : en aucune manière ces modalités langagières ne font obstacle à l’acquisition d’une langue écrite ou vocale.

Après avoir été longtemps interdite, la LSF se voit aujourd’hui écartée des lieux d’accueil et d’éducation des enfants sourds, ce qui contribue à les faire taire. Pour l’auteur, la surdité permanente néonatale à détecter dès le 2e jour de vie fait partie des maladies inventées par les experts sanitaires qui soumettent déjà tous les dysfonctionnels, les hyperactifs, les futurs délinquants aux mêmes grilles d’évaluation si prisées par nos cultures de la norme, sourdes à l’altérité.


 

Sélection proposée parLaurence Wyss, bibliothécaire, Haute Ecole fribourgeoise de travail social

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