Go Top

«Engagement bénévole et développement du pouvoir d'agir»

Mardi 03.07.2018
  • Cahiers de la Section des Sciences de l'éducation (SSED) N° 140

Cahiers SSED 140« Il y a le monde du travail où je fais un job qui ne m’intéresse pas et puis auquel je ne crois pas, et puis le monde du bénévolat où je fais quelque chose qui m’intéresse et auquel je crois. » Ariane est l’une des bénévoles interviewées dans le cadre de la recherche présentée dans ce Cahier, qui vise à interroger le pouvoir d’agir, en particulier dans le champ de l’activité bénévole.

Cette recherche s’inscrit dans une approche sociologique et biographique et adopte une épistémologie compréhensive. Des entretiens avec des personnes âgées de 37 à 63 ans ayant un parcours bénévole significatif sont restitués sous forme de portraits et analysés sous l’angle du pouvoir d’agir. Il s’agit de comprendre comment se construit l’engagement, comment se font les choix, selon quelles valeurs, quels types de reconnaissance y sont perçus et comment cet engagement s’articule avec les autres sphères de vie. La part intentionnelle et contributive des actrices et acteurs bénévoles est mise en exergue et permet de mieux saisir un pouvoir d’agir en situation.

L’enjeu central est de comprendre comment les personnes développent ou renforcent leur capacité d’agir sur le monde et pour elles-mêmes, en particulier par l’intermédiaire de leur engagement bénévole. La sphère bénévole apparaît alors comme un lieu de développement du pouvoir d’agir.

Saskia Weber Guisan est collaboratrice scientifique et enseignante à l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. Ses recherches portent sur les différents lieux et formes d’apprentissage ainsi que sur la reconnaissance et validation des acquis de l’expérience. Elle accompagne également des enseignant·e·s en formation pédagogique ou dans leur parcours.


Cahiers SSED

L'affiche de la semaine

Agenda social et santé

Dernier article

Les proches aidants, champions de l’organisation
Lundi 23.09.2019
Par Florence Ducrocq
Des entretiens et un sondage en ligne ont donné la parole aux proches aidant·e·s. Les tâches accomplies sont encore plus complexes que ce que l’on imagine. Surtout quand il faut remédier aux défaillances des systèmes sociaux et sanitaires.