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Livre / Connaissez-vous le Rapport social suisse ?

Lundi 25.07.2011

Rapport social 2008

La Suisse mesurée et comparée, C. Suter et al., Seismo, Zurich

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Le Rapport social suisse n’est pas un ramassis de statistiques indigestes qui prouvent tout et n’importe quoi, ce n’est pas une complainte sur le triste sort des marginaux helvétiques, ce n’est pas un ouvrage scientifique insaisissable ni une offre d’évasion « fun ». C’est une tentative de radiographier périodiquement la société suisse dans tous ses états, d’en tracer les changements et les permanences en mobilisant, pour en parler, des connaisseurs compétents dans les sciences sociales.

Le format de base du Rapport est formé par cinq grands axes qui traversent l’organisation sociale et qui s’entrecroisent :

  • la répartition des biens sociaux ou autrement dit les inégalités ;
  • la diversité culturelle ;
  • l’intégration – ou la désintégration – sociale ;
  • la régulation politique ;
  • la relation entre environnement et société.

Chacun de ces axes est traité d’une part par un chapitre d’approfondissement écrit par un-e spécialiste de la question, et d’autre part par une quinzaine d’indicateurs. Ces indicateurs sont déclinés autour de différents critères (sexe, âge, niveau de formation, etc.) et souvent suivis dans le temps, voire comparés à d’autres pays ; chaque indicateur est présenté sur une double page par des graphiques et un commentaire ; dans l’ensemble, le livre présente ainsi 75 indicateurs.

Exemple d’un chapitre d’approfondissement pour l’axe des inégalités, pris dans le dernier Rapport : « On ne prête qu’aux riches : L’inégalité des chances devant le système de formation en Suisse » écrit par Thomas Meyer, responsable de l’enquête TREE qui suit les écoliers de l’échantillon interrogé pour l’enquête PISA depuis maintenant dix ans pour tracer leurs trajectoires après l’école obligatoire.

Exemple d’un indicateur pour le même axe : « Héritage et homogamie de formation en 2006 ». Cet indicateur est présenté en trois graphiques. Le premier montre la fréquence des trois situations de mobilité entre parents et enfants (ascension, stabilité ou descente), séparément pour les hommes et les femmes, pour la Suisse et cinq autre pays européens. Le deuxième a la même structure, mais en substituant la distinction par trois groupes d’âge à celle par le sexe. Le troisième montre, pour les mêmes six pays, l’homogamie ou l’hétérogamie dans les couples (la femme a une formation plus élevée, égale ou moins élevée que son partenaire).

Ce n’est, certes, pas un polar pour les vacances d’été à lire du début à la fin, mais plutôt un livre de référence, à feuilleter et, surtout, à reprendre chaque fois que l’on se pose une question sur la société suisse qui va au delà de l’expérience personnelle.

René Levy, professeur honoraire, Institut des sciences sociales, Université de Lausanne

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