La Solidarity Map de la ville de Fribourg recense plus de huitante lieux d’entraide accessibles aux personnes précarisées, migrantes ou nouvellement arrivées. L’outil rend ainsi visibles des ressources souvent dispersées.
Capture d'écran © Solidarity MapTrouver des toilettes gratuites, un accès à l’eau potable, une connexion Wi-Fi, un repas à bas prix, un conseil juridique ou un terrain où s'adonner à la pratique sportive : tous ces actes n’ont rien d’anecdotique lorsque l’on débarque sans réseau, dans une ville inconnue. À Fribourg, ces informations sont désormais réunies sur une carte numérique : la Solidarity Map.
Selon les explications présentées sur le site, la cartographie fribourgeoise reprend l’outil QX1 Welcome Map, conçu en 2015 par le Collectif Transbordeur à Marseille. Issu du Code international des signaux maritimes, ce nom correspond à l’autorisation donnée à un bateau d’amarrer dans un port.
Les entrées peuvent être filtrées par publics — familles, jeunes, enfants, personnes âgées, personnes LGBT+, étudiant·es, femmes, personnes en situation de handicap ou mineur·es non accompagné·es — ainsi que par conditions d’accès, notamment la gratuité, l’absence de rendez-vous, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, le prix libre ou l’absence d’exigence de papiers. Les catégories couvrent aussi bien les besoins de première nécessité que les loisirs, les lieux de rencontre, la santé, les droits et conseils juridiques, les cours de langue, le travail ou les possibilités de bénévolat.
Si de telles informations existent déjà, elles restent souvent fragmentées entre associations, institutions, services publics, lieux communautaires et espaces informels ; une fragmentation qui peut renforcer les difficultés d’accès aux ressources pour des personnes en situation de vulnérabilité. Grâce à cet outil, il devient beaucoup plus simple de savoir où aller, vers qui se tourner.
Selon le média Fr·app, le lancement de la carte a été annoncé par le collectif Droit de Rester Fribourg, qui a identifié ce besoin dans le cadre de ses permanences auprès de personnes migrantes. Le média fribourgeois rapporte également que le collectif souhaite maintenir les informations à jour — un défi nécessaire pour tout outil d’orientation sociale —, ajouter de nouvelles adresses et développer les langues disponibles.
(CROC)