Une feuille d’information propose des pistes d’action aux entreprises formatrices confrontées à des apprenti·es en difficulté. Un support utile également aux professionnel·les du travail social en contact avec les employeur·ses.
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Absences répétées, baisse de motivation, difficultés relationnelles, surcharge ou signes de mal-être : les entreprises formatrices ne savent pas toujours comment réagir lorsqu’un·e apprenti·e traverse une période de fragilité psychique. Une feuille d’information publiée par Promotion Santé Suisse rassemble des recommandations destinées aux responsables de la formation professionnelle.
Le document s’appuie sur une étude menée avec WorkMed sur la santé mentale des apprenti·es au cours de la formation professionnelle. Selon les résultats rapportés par les formatrices et formateurs interrogé·es, 41% des parcours d’apprentissage sont évalués comme non-problématiques. Dans 33% des cas, des difficultés apparaissent puis trouvent une issue pendant la formation. Dans 26% des situations, aucune solution n’a pu être trouvée durant cette période.
La publication rappelle que la santé psychique des apprenti·es ne dépend pas seulement de ressources individuelles. Elle est influencée par l’environnement de formation, les relations avec les adultes de référence, l’école professionnelle, les parents ou responsables légaux, les pair·es et, lorsque c’est nécessaire, les professionnel·les du soutien psychosocial ou médical.
Pour les entreprises, les recommandations portent notamment sur la qualité du lien avec l’apprenti·e, la clarification des attentes, l’observation précoce des changements de comportement, la conduite d’entretiens et la recherche d’appuis. La feuille d’information invite les responsables de formation à ne pas gérer seul·es les situations complexes, mais à mobiliser les ressources de l’entreprise, les écoles professionnelles, les services cantonaux compétents, tels que les conseiller·ères aux apprenti·es, ou les offres spécialisées lorsque la situation le nécessite.
Cette publication intéresse aussi les professionnel·les du travail social, de l’insertion, de la protection de la jeunesse ou de l’accompagnement des jeunes adultes. Dans leurs contacts avec des patron·nes, des PME ou des responsables d’apprentissage, elle peut servir de point d’appui pour ouvrir la discussion sur la santé psychique, préciser les rôles de chacun·e et encourager une intervention avant que les difficultés ne se cristallisent.
L’enjeu dépasse la seule gestion d’une situation individuelle. Une rupture d’apprentissage peut fragiliser l’entrée dans la vie professionnelle, en particulier pour les jeunes déjà exposé·es à des difficultés sociales, familiales ou de santé. En donnant des repères aux entreprises formatrices, cette feuille d’information met l’accent sur un levier souvent décisif : la capacité des adultes entourant l’apprenti·e à repérer, dialoguer et chercher du soutien au bon moment.
(CROC, avec Promotion Santé Suisse)
Voir la feuille d’information « Santé mentale des apprenti-e-s au cours de la formation professionnelle — Partie 2 : recommandations d’action »