jQuery(document).ready(function () { window.print(); });

Quand l’isolement psychiatrique interroge

Vendredi 31.07.2026

Le décès d’un jeune homme autiste après un séjour en clinique psychiatrique ravive les questions sur l’usage des mesures de contrainte et l’adaptation des prises en charge aux personnes neurodivergentes.

actualite isolement psychiatrique 2026 reiso 400© Daniil Zentsov / Pexels

Dans un entretien publié par humanrights.ch, Markus Mäder, conseiller en orientation professionnelle et spécialiste du TDAH, estime que certaines crises en milieu psychiatrique pourraient être évitées si les spécificités sensorielles et relationnelles des personnes autistes ou avec TDAH étaient mieux prises en compte. Selon lui, des comportements interprétés comme de l’agressivité peuvent relever d’effondrements autistiques, ou meltdowns, lorsque la personne ne parvient plus à réguler une surcharge interne et externe.

D’après la documentation publiée par humanrights.ch, Theo W., âgé de 18 ans, est décédé le 2 janvier 2021 à l’Hôpital universitaire de Zurich d’un grave traumatisme crânien, après avoir été héliporté en urgence depuis la clinique argovienne. L’organisation indique qu’il avait été retrouvé inconscient le 30 décembre 2020 dans une chambre d’isolement.

Le 30 janvier 2026, le Bezirksgericht de Brugg a acquitté les deux médecins poursuivi·es dans cette affaire. Humanrights.ch estime toutefois que le dossier met en évidence des lacunes structurelles dans la protection des personnes autistes placées en milieu psychiatrique, en particulier lors du recours aux mesures de contrainte.

Au-delà de ce cas, l’entretien rappelle un enjeu central pour les institutions : adapter les prises en charge aux besoins des personnes neurodivergentes, notamment en réduisant les stimulations, en limitant les changements d’interlocuteur·trices et en évitant que l’isolement ne devienne une réponse par défaut aux situations de crise.

(Source : humanrights.ch)